Colombie

Désert de Tatacoa

Déjà l'heure de quitter le désert de Tatacoa. J'écris ces quelques lignes dans le bus qui nous mène à Salento, pendant que Gaby est figé devant les clips musicaux. Nous ne parlons pas espagnol mais les thèmes de prédilection de la musique colombienne ne sont ni la faim dans le monde, ni la disparition des ours polaires. L'infidélité semble être une préoccupation nationale. Et question mise en scène on est sur du gros GROS féminisme. Après le plan américain nous avons découvert le "plan colombien". Le principe : un cadrage centré sur le "bassin", pour vraiment apprécier les femmes à leur juste valeur, vêtues à minima évidemment pour éviter la déshydratation en cas de forte chaleur. Bref, on ne valide pas du tout !

Mais on va peut-être vous raconter comment le désert c'était trop top moumoute. Après un vol sans encombre depuis Marseille - merci la Lufthansa - et une brève escale à Bogota, nous voilà arrivés à Tatacoa. Il fait chaud, il fait très chaud. Nous prenons une chambre en plein désert : pas d'électricité, pas d'eau chaude et pas de wifi...mais une piscine ! Après un "léger" ravitaillement au restaurant de l'hôtel à base de riz / pommes de terre / pois chiches #passionféculents, nous partons explorer le désert rouge. Certains touristes nous ont confié être passé par un guide de peur de s'y perdre. Euh... honnêtement avec mon sens de l'orientation de hamster j'ai trouvé ça très bien balisé, dans la mesure où vous arriverez à suivre une succession de flèches. Le plus difficile à trouver sera une des entrées du fameux désert.

Le lendemain nous avons prévu d'aller à 8 kilomètres de là, dans le désert gris. Le temps au réveil est comme notre destination : gris. Tu es en plein désert, il a plu toute la nuit et le ciel est menaçant.

  • Option 1 : tu m'as meeeeennntiii ??? C'est pas un désert ???
  • Option 2 : on est des petits veinards et on se trouve à Tatacoa pile les deux jours de l'année où il pleut. Bref ! Cette météo nous donne des ailes et on se chauffe pour y aller en vélo. 8 km de pédale n'ont jamais tué personne... Surtout que la veille au soir nous avions pris soin de vérifier le dénivelé. "No, it's not bumpy" nous avait assuré cette jeune allemande. Avec le recul, j'aimerai connaître sa définition du mot "bumpy" à cette co***asse !!!!

Nous voilà donc partis chez Jean-Michel loueur de vélo, aka Juan-Miguel loueur de bicicletas, qui fait mine d'entretenir ses bécanes en te réglant les freins avant le départ. A peine quelques centaines de mètres plus tard j'ai mal déjà mal au cul - ouai yavait pas option scelle renforcée version b'twin, je découvre que les vitesses sur un vélo ce n'est pas si surfait que ça, et que cette route is fucking BUMPY. Mais le meilleur reste à venir lorsque le soleil pointe le bout de son nez et que la température sous la casquette monte aux alentours des 40 degrés. On est bien Tintin ! Quelle idée ??? La nana fait pas un poil de sport le reste de l'année et parce qu'elle est à l'étranger elle se croit pousser des muscles. Le retour sera nettement plus simple et nous découvrirons que tout l'aller était un faux "plat". Nous optons donc pour le tout schuss. Et là tu n'es pas mécontente d'avoir abusé sur le Nutella, car ton surpoids joue en ta faveur dans les descentes #merciNewton. 

On se dirige maintenant vers un climat moins hostile, dans la région du café.

Hasta luego !

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    Taxi Aéroport Neiva - Gare routière Neiva

    9 000 COP - 20 minutes

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    Collectivo (bus collectif qui ne part qu'une fois plein) Neiva - Désert de Tatacoa

    15 000 COP / personne

    Attention : les collectivo n'entrent dans le désert que le week-end. Le trajet en semaine est Neiva - Villavieja, pour 8 000 COP/pers. Vous devrez ensuite prendre un tuk-tuk à Villavieja pour vous rendre dans le désert. 

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    Noche de Saturno

    70 000 COP / nuit pour une chambre double avec salle de bain privative. Le prix inclut l'accès illimité à la piscine.

    La chambre n'a ni électricité (possibilité de charger son portable dans un espace commun), ni eau chaude et vous ne trouverez aucune connexion wifi. Les hôtels situés en plein désert sont relativement sommaires. Si vous cherchez du confort, privilégiez Villavieja.

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    Restaurant Noche de Saturno

    Nous avons testé trois restaurants différents dans le désert et celui de notre hôtel reste, selon nous, le meilleur. 

    6 000 COP pour un repas (soupe + plat + jus de fruit) en semaine.
    12 000 COP pour un repas le dimanche midi ou autre jour de fête.

    Astuce : si vous pouvez, achetez de l'eau minérale avant de venir dans le désert. Sans cela, attendez-vous à payer entre 3 000 et 4 000 COP/ litre.

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    Tuk-Tuk Désert de Tatacoa - Villavieja

    15 000 COP - à réserver auprès de votre hôtel  

  • collet arsene le 02/28/19

    on est tres content de partager avec vous super les commentaires et les photos on vous embrasse

Et toi, t'en penses quoi ?