Bolivie

Salar d'Uyuni

Uyuni finally !
Previously on turtlesworldtour : la neige nous ayant empêché de faire la fameuse excursion de 3 jours en jeep dans le Sud Lipez, nous décidons de rejoindre Uyuni (en Bolivie) en bus. 

Après 13h de bus (au lieu des 10 heures initialement prévues - décidément la météo nous en veut) nous arrivons à bon port. Pas le temp de réfléchir, il fait presque nuit et les agences vont fermer. Nous jetons nos sacs à l'hôtel avant de partir silloner la ville pour comparer les tours à la journée dans le Salar d'Uyuni. Nous sommes passés maître dans l'art du benchmark d'excursions  : C'est quoi qu'on fait ? C'est quoi qu'on voit ? C'est combien qu'on va être ? C'est quoi qu'on mange ? C'est combien ? C'est trop cher ! 
Notre nouveau dicton : "Un prix non négocié est un prix trop élevé". Tout ça en anglais s'il-vous-plaît. Quel chemin parcouru depuis nos premiers bus Sri Lankais...

Uyuni, c'est pas sexy
La ville en elle-même n'a aucun intérêt. Nous sommes quand même excités d'avoir un premier aperçu de la culture bolivienne : les vêtements traditionnels, la vie de rue, la laine d'alpaga et...le froid. Bordel, qu'est-ce ce qui fait froid ! Tous ces gens qui mangent dehors à la tombée de la nuit alors qu'on grelotte rien qu'à se promener. Les hivers doivent être rudes. Dois-je préciser qu'ici le chauffage n'existe pas ?

C'est parti pour une journée dans la Salar d'Uyuni baby ! Le réveil est dur : fatigue, froid et morve au nez. Nous faisons la connaissance avec nos buddies du jour : 2 Français, 1 Suisse et 1 Américain. Sans oublier notre chauffeur qui semble être un fan de Neymar, du moins de ses coupes de cheveux. Quand je dis "faire connaissance" je m'emballe un peu. Nous montons dans une jeep dans laquelle est assis à l'avant un jeune homme qui tente de nous saluer. La couleur de son visage a viré au blanc / vert / gris. Il peine à parler et respire dans un masque relié à une bouteille d'oxygène. On s'est planté ? Est-ce qu'on est monté dans l'ambulance ? Absolument pas ! Tristan a le mal des montagnes... Sur le coup on remballe notre fatigue et notre morve en se disant que ça pourrait être bien pire. Dois-je préciser que compte tenu de la qualité des infrastructures médicales du pays, il est déconseillé d'y tomber malade ? 

Interlude Allô Docteur

Comment vaincre le mal des montagnes ? Sachez tout d'abord que l'âge ou la condition physique n'ont rien à voir là dedans. Un peu comme le mal de mer, c'est au petit bonheur la chance. Cependant, il est fortement conseillé de prendre le temps de s'acclimater (minimum 3 ou 4 jours) en montant progressivement en altitude. Enfin, si votre bon vieux doliprane n'a pas l'effet escompté, tentez la coca. Pas la boisson, la plante (celles dont les feuilles servent notamment à la fabrication de la cocaïne). Je vous rassure, la concentration est nettement moins forte et le risque d'addiction quasi nul pour une consommation courte et temporaire (m'a dit mon médecin). Ne faites pas votre chochotte en les infusant dans votre bouteille d'eau minérale. Faites comme les vrais, mâchez-les !

La journée commence par la visite du cimetière de trains. Passage incontournable de toute excursion dans la région qui n'a, selon nous, aucun intérêt. Mais l'endroit est photogénique et on joue librement aux délinquants en grimpant sur le toit des wagons. 

Puis nous nous arrêtons dans un "village", ou plutôt une boutique de souvenirs à ciel ouvert. Partout des sculptures de sel de toute beauté et des pulls en laine aux motifs colorés. Mais le clou du spectacle reste quand même le "Musée du lama et du sel". Nous étions pourtant impatients d'en apprendre un peu plus sur ces sujets. Mais ça c'était avant... Avant de pénétrer dans cet endroit surréaliste. Le musée se compose d'une unique pièce dans laquelle sont entreposés de mini lama sur des sortes de maquettes en sel. C'est un peu le "France Miniature" bolivien. Vous l'aurez compris, c'était tout pourri. Mais on vous le conseille quand même, pour profiter du billet groupé avec les toilettes (les seules de la journée) ! 

Les choses sérieuses commencent peu avant le déjeuner, lorsque nous entrons dans le Salar d'Uyuni. Avec ses 10 000 km2 de superficie, il constitue le plus vaste désert de sel du monde. C'est la disparition du lac préhistorique Tauca qui lui a donné naissance. Du blanc à perte de vue. Ce paysage est unique et on réalise l'engouement que suscite la région. C'est également un lieu incontournable du Paris - Dakar. 

Le trip se poursuit avec la visite d'Incahuasi : une île aux cactus géants en plein désert #amazingwouah. Pourquoi appelle-t-on cela une île ? Car cette colline est la seule à rester émergée lorsque, quelques jours par an, l'eau recouvre l'étendue de sel. L'altitude se fait sentir et la grimpette requiert un certain effort - surtout si tu as arrêté depuis longtemps toute forme de sport, te conduisant à avoir la capacité pulmonaire d'un hamster. 

La journée se termine par un coucher de soleil sur le Salar et de f**k*** bonnes pizza que nous partageons avec Aurélie et Vincent, une fois de retour à Uyuni. 

Déjà l'heure de partir vers une nouvelle contrée : demain on va à Sucre (prononcer "Soucré") ! 

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    Bus San Pedro de Atacama - Uyuni (Bolivie)

    15 000 CLP / personne pour un bus semi-cama avec couvertures.
    Environ 10 heures de trajet en temps normal (si pas de neige sur la route).

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    Salar d'Uyuni

    150 BOB / personne pour une excursion d'une journée en jeep (max 6 personnes) dans le salar, déjeuner inclus.

    + 30 BOB / personne pour l'entrée à Incahuasi (facultatif)

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    Minuteman Revolutionary Pizza

    Best pizza in Uyuni ! N°1 tripadvisor.
    L'entrée - qui se fait dans un hôtel chic - ne reflète pas du tout l'ambiance cosy de ce restaurant. 

    135 BOB pour 2 petites pizzas (la "petite" taille suffit amplement) + 1 bière locale.

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    Bus Uyuni - Sucre (avec escale à Potosi)

    60 BOB / personne - environ 6h de route.

Et toi, t'en penses quoi ?